
Les tuméfactions cervicales sont : soit chroniques si elles persistent plus de trois semaines, elles impliquent différents traitements et différentes étiologies ; soit aiguës si elles disparaissent avant trois semaines, ce sont souvent des adénopathies infectieuses traitées par antibiotiques.
Sur le plan topographique on peut distinguer les tuméfactions cervicales médianes et latérales.
Localisation : entre mandibule et fourchette sternale (médiane et paramédiane).
Recherche de signes de dysthyroïdie : exophtalmie, perte des sourcils, œdème.
Au moindre doute le traitement est chirurgical.
C'est un résidu d'embryogenèse.
L'examen clinique est médian ou paramédian. Présence d'une petite boule, mobile à la déglutition, souple et sphérique.
L'échographie est l'examen complémentaire de choix. Elle est systématique, pour écarter la possibilité d'une thyroïde qui n'a pas fini de migrer.
En cas d'infection le kyste devient douloureux et augmente de volume.
Le traitement est chirurgical.
Les kystes et tumeurs du larynx sont rares. Elles correspondent à une extension d'un éventuel cancer ou une maladie congénitale bénigne. Le traitement est chirurgical.
Différence d'étiologie et de prise en charge en fonction de l'âge de la personne. Pour un enfant il s'agit d'une malformation ou d'une tumeur bénigne. A 20 ans c'est le signe d'une hémopathie, un lymphome, une maladie d'Hodgkin ; en cas de doute, on pratique une cervicotomie. Chez la personne âgée c'est l'expression d'une adénopathie métastatique d'un cancer pharyngolaryngé.
La palpation permet d'évaluer les caractéristiques de l'adénopathie : la mobilité ou la fixité (mauvais), douloureux (infection) ou non, souple ou dur, le nombre.
Il faut faire un schéma de la taille et de la localisation des ganglions en fonction des chaînes ganglionnaires
Il faut effectuer un bilan biologique et sérologique à la recherche des différents virus et bactéries. Si tout est négatif on pratique une exérèse et un examen anatomopathologique
S'il s'agit d'un sujet âgé la recherche sérologique inutile. La laryngoscopie directe permet une meilleure vision et une bonne biopsie.
Ils touchent l'enfant et correspondent a la persistance des arcs branchiaux :
A l'examen clinique il est souple, sans fixation (bénins) a la palpation.
Les lymphangiomes kystiques touchent l'enfant.
A l'examen clinique il est souple, la palpation est non douloureuse
Le scanner est l'examen complémentaire qui fait le diagnostic.
Traitement, conduite à tenir :
La salive s'accumule dans le canal de Wharton et le canal de Sténon et provoque une augmentation de volume des glandes salivaires. « Quand je mange, ça gonfle ».
Le traitement est médical, ou chirurgical pour l'exérèse sous maxillaire ; plus délicat pour la parotide car risque de léser le VII et la veine jugulaire.
Si plus de trois semaines on pratique une exérèse.