L’arrêt circulatoire inopiné

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Uniformisé par la conférence d’Ustein en Norvège, l'arrêt circulatoire inopiné est un arrêt de la fonction respiratoire qui survient en dehors de toutes causes environnementales ou de pathologies antérieures. Il est soudain, inattendu et peut survenir chez une personne en bon état. Il aboutit à la mort subite si une réanimation cardio-pulmonaire n'est pas immédiatement réalisée.

En France il concerne 1 personne sur 1000. C'est un véritable problème de santé publique. Si on réalise un électrocardiogramme chez un patient en arrêt, on peut avoir trois  types de tracé :

  • une fibrillation ventriculaire : tracé  anarchique, chaque fibre myocardique se contracte sans tenir compte des autres. L'activité électrique du cœur est présente mais pas son activité mécanique.
  • arrêt cardiaque : il n'y  pas   d'action  électrique  du  cœur   : asystolie.
  • dissociation électromécanique : un tracé plus ou moins normal mais inefficace.

Si l'on fait une défibrillation, le tracé est normal.

diagnostic de l’arrêt circulatoire

Le patient s'effondre car le cerveau n'est plus perfusé : dissolution du tonus musculaire. Il est en état de mort apparente : ne répond plus à la parole, aréactif, inerte (coma). Il est en arrêt respiratoire, il peut y avoir des gasps agoniques : abolition du pouls carotidien. Il faut une réanimation cardio-pulmonaire.

Quand les secouristes arrivent, il mettent en place l'électrocardiogramme pour déceler le type de l'arrêt.

Cas de la fibrillation ventriculaire

défibrillation cardiaque transthoracique. On place 2 électrodes, une sous la Clavicule droite, une à la ligne axillaire moyenne. On applique un courant de 300 joules. Il y a dépolarisation de toutes les fibres et reprise de l'activité cardiaque normale (dans le meilleur des cas). Si la réanimation précoce a été faite, le coeur repart. Si l'on arrive trop tard, il y a un arrêt cardiaque : mort cérébrale. La précocité de la réanimation initiale et de la défibrillation aboutissent à un bon pronostic. Actuellement, les défibrillateurs sont semi-automatiques et mis à la disposition des secouristes non médecins. L'appareil analyse le tracé de l'électrocardiogramme, s'il y a un choc à faire, il le fait.

Principe de la compression thoracique

Autrefois,    on   parlait   de   massage    cardiaque   externe   (1960 KOUWENHOVEN), on pensait que massage    cardiaque   externe était efficace car on comprimait le cœur contre la colonne vertébrale (systole). De nos jours, c'est la théorie de la pompe thoracique : le thorax est une boite fermée qui communique  avec l'extérieur par la trachée et les vaisseaux. On admet qu'en comprimant le thorax on fait varier la pression intrathoracique. Sur les veines, il y a des valves qui s'ouvrent et qui se ferment, également dans le cœur. En comprimant et en relâchant, on établi une circulation entre le cœur, les coronaires et le cerveau (1 litre par minute). Ensuite, on vérifie qu'on a créé un pouls carotidien.

Avec la ventilation on renouvelle l'oxygène qu'il y a dans les poumons.

La compression et la ventilation sont nécessaires pour oxygéner le sang.

Si le cœur repart, on a récupéré une activité cardiaque spontanée. On poursuit la ventilation jusqu'à ce que le patient se réveille.

Cependant, des souffrances cérébrales peuvent survenir malgré l'intervention des secours : encéphalopathie post anoxique (privation d'oxygène).

Un cerveau privé d'oxygène qui à souffert, peut développer un oedème cérébral et il peut y avoir mort cérébrale. La souffrance cérébrale progresse jusqu'à 48h maximum : engagement cérébral.

Les neurones sont très sensibles au manque d'oxygène. Le patient peut rester en coma toute sa vie.

II peut récupérer après plusieurs semaines.

Après la réanimation, on poursuit la ventilation artificielle.

L'avenir dépend de l'encéphalogramme et de la maladie qui a causé l'arrêt circulatoire.

Les différentes causes de la maladie peuvent être d'origine

  • cardiaque (la plupart des cas), fibrillation ventriculaire (80%), bradycardie (10%). Dans ce cas, la maladie est l'infarctus du myocarde due à une insuffisance de la perfusion des coronaires (sténose des coronaires). Ces fibrillations en question ont un rythme circadien (3 heures après le réveil) et sont favorisées par les émotions (stress psychique). Toutes les personnes qui ont ce type de douleurs sont hospitalisées immédiatement.
  • non cardiaque
  • hémorragie massive de l'aorte
  • hémorragie cérébrale massive (anévrismes cérébraux)
  • embolie pulmonaire massive  (caillot qui  obstrue   les  artères pulmonaires).

Pronostic

L'avenir dépend

  • de la précocité de la réanimation
  • de la pathologie à l'origine de l'accident.
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