Les testicules sont appendus au corps par le cordon spermatique. Ils sont dans une expansion cutanéo-musculaire de la paroi abdominale : le scrotum.
De l'extérieur vers l'intérieur, sur une coupe transversale, on trouve :
Le feuillet viscéral de la vaginale est au contact de la structure le plus externe du testicule l'Albuginée. Il s'agit d'une structure fibro-musculaire. Elle contient des faisceaux de fibres de collagène ainsi que des cellules musculaires lisses. Elle est inextensible ; ainsi, tout processus qui entraîne une augmentation de volume du tissu provoque la douleur. A l'inverse, toute incision de l'albuginée entraîne une extériorisation du tissu testiculaire.
Les cellules musculaires lisses sont responsables de la contraction autonome de l'albuginée. Chez l'homme, on compte une contraction toutes les 14 minutes.
L'albuginée a pour rôle d'augmenter la pression à l'intérieur, du testicule. Il s'agit du moteur de la circulation du fluide à l'intérieur, du tube séminifère.
Elle est très innervée donc très sensible. Ainsi, toute douleur du testicule, due à l'inextensibilité de l'albuginée, doit faire suspecter un cancer.
La partie interne de l'albuginée est pauvre en collagène mais très riche en vaisseaux : c'est la couche vasculaire.
De l'albuginée, partent des septa (cloisons fibreuses). Ils créent des lobes (250 à 300). Dans un lobe, on trouve de 1 à 4 tubules séminifères.
Tous les septa sont orientés et se rassemblent au pôle supérieur du testicule où l'on note un épaississement de l'albuginée : le corps de Highmore. De là, sortent des canaux vers l'extérieur du testicule. Le corps de Highmore constitue une structure de résistance à la pression. Il la régule pour permettre un débit continu.
Dans un lobe, il y a deux éléments ; les tubules séminifères et le tissu interstitiel
Un tubule est constitué d'une paroi propre et d'un épithélium
L'épithélium est l'élément fondamental pour le fonctionnement du tubule. Il est constitué de cellules myoïdes, de collagène, de substance fondamentale et de fibroblastes. Il s'agit d'une structure « en sandwich » qui repose sur une lame basale.
Plusieurs couches ; musculaire lisse, tissu conjonctif lâche fibreux, fibroblastes (couche la plus externe).
Les cellules myoïdes vont se contracter et les éléments présents dans la lumière du tubule, soumis à une pression, vont se déplacer ce qui permet une circulation du fluide. Ces cellules sont également sécrétrices, endocrines. Elles ont des récepteurs aux androgènes et synthétisent des protéines dont la PMS (protéine, modulant la cellule de Sertoli)
La paroi propre sert de réservoir, de stockage des substances tels que les facteurs de croissance Elle constitue un des éléments de la barrière hémato-testiculaire.
Il est fait d'un tissu conjonctif lâche, d'éléments cellulaires non spécifiques (lymphocytes) et spécifiques (cellule de Leydig).
Les cellules de Leydig se regroupent en amas (4 ou 5). Elle est sphérique et contient un réticulum endoplasmique lisse très important, un appareil de Golgi, des enclaves lipidiques et des mitochondries..
Les cellules de Leydig synthétisent les androgènes. Elles ne se divisent pas. Quand une meure, elle est remplacée par différenciation des fibroblastes.
En microscopie optique : sur une coupe on constate que les tubules séminifères sont plus ou moins allongés car ils se replient sur eux-mêmes.
Entre les tubules, il y a le tissu interstitiel. Parfois, les cellules de Leydig sont adhérentes à la paroi propre. Ce sont les cellules de Leydig péritubulaires.
Elles peuvent être inclues dans la paroi du tubule avec la possibilité de trouver aussi des capillaires. Les cellules de Leydig envoient directement dans l'épithélium les androgènes.
Elles sont présentes dans l'épithélium des tubules séminifères.
La cellule de Sertoli occupe toute la hauteur de l'épithélium et repose sur la lame basale. Elle va s'étendre jusqu'à la lumière du tube. Elle a pour caractéristique de ne plus se diviser à partir de la puberté. Toute agression, au delà, entraîne donc une perte définitve.
La forme est allongée, le corps cytoplasmique très étroit avec de nombreux prolongements. Dans ces expansions vont venir se loger les cellules germinales.
Le noyau au 1/3 inférieur, a une forme en poire, indenté. Il contient un nucléole avec un élément central acidophile et deux ou trois structures périphériques basophiles.
Les organites comprennent, un appareil de Golgi qui se trouve dans la région supra-nucléaire, un réticulum endoplasmique très développé, lysosomes et cristalloïdes (structures de stockage des protéines ?).
Elle est limitée par une membrane propre, des desmosomes et au pole basal un complexe jonctionnel important fait de trois types de structures (du pole apical au pole basal) :
II n'y a donc plus de voie de passage entre les cellules de Sertoli pour les éléments indispensables aux cellules germinales. Les éléments cellulaires en aval de la jonction serrée ne reçoivent que des substances qui ont transité à travers le cytoplasme de la cellule de Sertoli.
La présence de ces jonctions serrées au pole basal fait apparaître deux compartiments :
Le complexe jonctionnel a donc une influence sur le type et la localisation des cellules germinales.
Les sécrétions sont différentes selon les compartiments.
Les récepteurs sont également différents : récepteurs à FSH dans le compartiment basal sur les cellules de Sertoli.
Des produits cheminent dans les deux sens entre les deux compartiments.
Fonction de la cellule de Sertoli :
- Nutrition des cellules germinales.
- Synthèse de produits variées :
Le liquide sécrété au niveau de son pole apical.se retrouve dans la lumière du tube séminifère
Le transport des spermatides qui ne sont pas mobiles est assuré par le liquide est déplacé par les contractions des cellules myoïdes de la paroi du tube. On trouve aussi dans la lumière ABP et testostérone jusqu'à l'épididyme.
C'est une cellule macrophagique : phagocyte les cellules germinales qui ne se divisent pas, ainsi que le corps résiduel (cytoplasme des cellules germinales).
Elle est responsable des multiplications des cellules germinales, par le biais d'interleukines ou d'hormones qu'elle secrète. Les interleukines inhibent ou stimulent les mitoses. L'inhibine est un stéréodimère glycoprotéique avec deux sous-unités α et β, reliées par deux ponts di-sulfures. α a un seul type, β a deux types A et B . D'où 2 inhibines.
α est sécrétée sous le contrôle de FSH
β n'est pas sous contrôle de FSH
Rôle de l'inhibine : inhiber la sécrétion de FSH au niveau hypophysaire après avoir circulée par le sang.
Elle secrète aussi l'activine, homodimère fait de 2 types de sous-unités β, d'où 3 types d'activine.
Elle stimule la FSH, mais aussi l'érytropoïèse et la différenciation du mésenchyme au niveau embryonnaire.
Elle n'est donc pas spécifique de l'appareil génital.
Les deux interviennent dans la synthèse d'ADN (inhibine négativement, activine positivement).
Ensuite les éléments sont captés de façon active ou diffusés.
Deux choses échappent à la barrière : les cellules germinales, les cellules de Leydig.
Entre les deux, on a la barrière avec les cellules myoïdes, les cellules de Sertoli, les vaisseaux.
Il faut faire attention aux antibiotiques qui traversent la barrière.


Ce sont les Grecs qui nous ont légué le plus beau mot de notre langue : le mot " enthousiasme" - du grec “en théo”, un Dieu intérieur.
-- Louis Pasteur