On la perçoit au moment où on vit : plaisir, déplaisir, tension, colère…
Beaucoup d'émotions échappent à notre conscience car elles peuvent déranger notre équilibre psychique. Pour préserver cet équilibre, un processus défensif se met en place.
Elle est peu aiguisée à l'état habituel. Les perceptions apparaissent quand les choses vont mal. On a conscience du corps quand on souffre.
Il y a des situations où le corps dans sa totalité est investi de plaisir : érotisation du corps. Ces personnes ont une conscience du corps plus importante (exemple de l'athlète).
Elle est faible car les désirs qui motivent le comportement humain demeurent inconscients. Les mobiles affectifs des grands choix de l'existence sont souvent ignorés.
Elle n'a aucun aspect fonctionnel mais prend une acuité considérable dans des conditions pathologiques : maladies dépressives principalement. Les patients ont une conscience aiguë d'une souffrance permanente, une impression permanente de tristesse. A l'état normal, il est difficile de décrire l'humeur ; il ne faut pas confondre l'humeur en psychologie et le terme humeur courament utilisé pour carctériser une disposition affective ou émotionelle.
On peut avoir une perception aiguisée d'un rêve.
Le rêve est un processus de transformation, de falsification destiné à masquer les désirs mis en jeu dans le rêve pour échapper à la censure. C'est la satisfactions de désirs pulsionnels.
C'est un phénomène constitué par l'inconscient dont on a conscience.
Sa perception est plus floue dans des conditions de normalité néanmoins c'est la conscience du sentiment d'unité et de continuité personnelle qui confère une certaine cohérence à notre subjectivité, à notre trajectoire. Elle est constituée de sentiments, de souvenirs, elle est influencée par notre environnement, nos expériences, elle évolue avec le temps.


Plutôt souffrir que mourir, C'est la devise des hommes.
-- Jean de LA FONTAINE, La mort et le bûcheron