
Ils entraînent une rétention de Na+ et une fuite de K+ et de H+.
Donc on a un maintien de la réserve alcaline dans le plasma ,une hypokaliémie et une alcalose métabolique .Dans l'urine le rapport Na+/K+ diminue et on a une acidification de l'urine .
On utilise ces médicaments : dans la thérapeutique substitutive: DOCA dans l'insuffisance surrénalienne (Maladie d'Addison).
La DOCA s'utilise en voie IM (elle est détruite par le suc gastrique).
Dans l'hypotension orthostatique on utilise la Fludrocortisone.
C'est la base des effets de CUSHING.
Ils diminuent la tolérance aux glucides. Un traitement prolongé aux corticoïdes révèlent ou aggravent un diabète préexistant.
Dans le cas ou l'utilisation est nécessaire on prescrit un régime pauvre en sucre dans le cas de traitement long.
Il y a diminution de l'anabolisme protidique (et augmentation du catabolisme).le bilan azoté est négatif.
Trois effecteurs sont concernés:
Désamination oxydative: avec néoglucogenèse.
Arrêt de la croissance (toujours associer un régime riche en protides).
"Buffalo neck". De plus sensibilisation des récepteurs bêtas à l'action des catécholamines: de lipolyse et augmentation du taux de cholestérol.
A l'origine d'œdèmes et d'HTA) et hypokaliémie: c'est l'effet minéralo-corticoïdes des glucocorticoïdes. On y associe donc un régime sans sel avec du sirop de K+ à titre préventif.
Le bilan est négatif de on a une hyper-calciurie (avec risque de lithiase rénale). On administre du Gluconate de Ca2+ avec de la vitamine D à titre préventif.
Il s'exerce à tous les stades de l'inflammation depuis la phase:
Mécanisme: les glucocorticoïdes agissent en amont des AINS c'est-à-dire qu'ils inhibent la phospholipase A2 en synthétisant une lipocortine inhibant la phospholipase A2.
Il se traduit par une redistribution des cellules entre le compartiment circulant et le tissu : augmentation des polynucléaires neutres, des lymphocytes, des monocytes, des polynucléaires éosinophiles.
De plus on a une diminution de la production d'IL1 par les macrophages et de l'IL2 par les lymphocytes T.
Ils freinent l'axe hypothalamo-hypophysaire créant une insuffisance cortico surrénalienne. Pour minimiser cet effet on donne les glucocorticoïdes dans le traitement de longue durée soit le matin à 8 h (le taux de cortisémie est maximal le matin et la sensibilité de l'axe est minimal), soit un jour sur deux.
Les glucocorticoïdes se fixent sur un récepteur cytosolique et l'active. Le complexe migre dans le noyau et se fixe sur l'ADN. Il promeut la synthèse de certaines protéines.
Naturels : Hydrocortisone, Cortisone.
De synthèse : leur but est de diminuer la propriété minéralocorticoïde et augmenter la propriété anti-inflammatoire.
Il y a trois étapes dans la synthèse des glucocorticoïdes dont le pouvoir anti-inflammatoire est 25 à 30 fois plus important par rapport à celui de la cortisone :
1ère étape : ajout d'une double liaison en 1_2 à partir de la cortisone.
2ème étape : 1ère étape et ajout d'un méthyl ou d'un fluor sur le carbone 6 ou 9
3ème étape : deux premières étapes et ajout d'un méthyl ou d'un hydroxyl sur le carbone 16.
Les glucocorticoïdes sont résorbés par toutes les voies d'administration. Le métabolisme est surtout hépatique. La 1/2 vie plasmatique des substances naturelles (Cortisone ou Hydrocortisone) est plus faible que celle des dérivés de synthèse ; 80 minutes pour le Cortisol, 5h pour la Dexaméthasone.
L'effet thérapeutique est corrélé à l'effet de freination anté-hypophysaire : 1/2 vie biologique. On divise les glucocorticoïdes en trois paliers :
Conséquence de la durée de freination : une prise orale unique le matin à 8h est recommandée car la sensibilité de l'axe hypothalamo-hypophysaire est minimale à ce moment.
Traitement de substitution dans l'insuffisance cortico-surrénalienne : maladie d'Addison. On donne du SYNCORTYL® et un glucocorticoïde naturel qui a une rétention sodée.
Exploration fonctionnelle de l'axe hypothalamo-hypophysaire cortex surrénal : Test à la Dexaméthasone. Celui-ci permet de déterminer l'origine haute (hypophyse) ou basse (glande surrénalienne) d'un syndrome de CUSHING. On dose les métabolites des glucocorticoïdes dans les urines. Avec le test, on freine la libération des hormones de la glande surrénale. Ceci se fait par le rétrocontrôle négatif de la dexaméthasone absorbée sur l'axe hypothalamo-hypophysaire. Si l'origine est haute, on a une réduction de la libération des métabolites des hormones.
Traitement anti-inflammatoire et immunosuppresseur : traitent les symptômes mais ne traitent pas la cause.
Pour les traitements courts inférieurs à une semaine, il n'y a pas ou peu de risques.
Dans le cas de traitements prolongés :
Autres effets :
A l'arrêt du traitement :
Infection virale comme un Herpès cornéen est une contre-indication absolue. Si on est déjà en traitement et qu'il survient une infection, on ne doit pas arrêter la corticothérapie, il faut la continuer.
Mis à part la 1ère, il faudra peser le pour et le contre pour savoir si l'on doit traiter.
L'usage prolongé peut entraîner une atrophie cutanée avec +/- de vergetures. Au niveau du visage, on peut avoir une Dermite cortico-induite et cortico-sensible avec un phénomène de rebond à l'arrêt. Il faut donc être prudent quand on les utilise et il existe un sevrage progressif quand on arrête le traitement. Une corticothérapie locale, prolongée peut déterminer un syndrome de Cushing.
Traitement au long cours : effets indésirables prévisibles métaboliques.
Ce n'est qu'un traitement symptomatique.
Risque d'insuffisance cortico-surrénalienne à l'arrêt du traitement.
Un traitement au long cours peut entraîner un syndrome de Cushing.
Un traitement prolongé doit être accompagné de mesures diététiques préventives : c'est un véritable régime qui ne doit pas comporter de sucre, mais doit être riche en protides, doit si possible comporter du gluconate de Ca++ et de la vitamine D, mais aussi du sirop de K+ et des antibiotiques.
AminoglutethimideDCI, ORIMETENE®
II diminue le cortisol et l'aldostérone comme s'il y avait une surrénalectomie. Il bloque la synthèse à partir du cholestérol qui sans ce composé donne du A-5-pregnenolone. Il coupe la synthèse tout à fait au départ, donc plus de synthèse de cortisol et d'aldostérone.
II diminue l'aromatisation c'est à dire la transformation d'androgène en œstrogène.
Hypotension orthostatique (prévisible) et troubles hépatiques
La grossesse.