La réponse [3] humorale se déroule en deux phases. La phase initiale qui correspond à la reconnaissance des antigènes par les lymphocytes B qui se différencient et se multiplient puis la phase effectrice.
La phase initiale de la réponse [4] humorale est spécifique et touche les lymphocytes B qui sont spécifiques à l'antigène [5] car ils possèdent un récepteur spécifique à cet antigène : le BCR. Celui-ci est composé d'une immunoglobuline de surface, ancrée dans la membrane [6] par un segment [7] transmembranaire et associée à deux chaînes Igα et Igβ qui s'associent à la cellule. Ce sont des unités de transduction du signal.
L’association BCR et antigène donne un signal positif à la cellule qui est stimulée (quand on est dans les organes lymphoïdes périphériques.
Quand la cellule est immature c’est à dire dans les organes lymphoïdes centraux, la moelle osseuse la rencontre avec l’antigène est à l'origine d'un signal négatif à l'origine, de la mort cellulaire par apoptose, et de l’anergie [8] de la cellule. C'est-à-dire que la cellule se met en situation où elle est incapable de répondre.
Ce phénomène [9] s'appelle « délétion clonale des clones interdits » ou « sélection négative ».
Quand la rencontre se fait dans les organes lymphoïdes périphériques, il y a stimulation qui aboutit à la multiplication cellulaire qui correspond à une prolifération [10] clonale. Simultanément, il y a différenciation, en cellule mémoire B où il y a stimulation du gène bcl2 qui protège de la mort cellulaire et plasmocyte qui sécrète des anticorps [11] spécifiques de l'antigène inducteur de la réponse.
Les parties variables de l'immunoglobuline sécrétée par le plasmocyte sont identiques aux parties variables de l'immunoglobuline de surface (BCR). Ceci permet la constance, la pérennité des parties variables.
Au cours de la prolifération clonale, il apparaît des mutants.
Ces mutations n'ont lieu que s'il y a stimulation et multiplication. Elles sont donc limitées dans le temps (cycle) et dans l'espace (gènes des parties variables ).
Si la mutation [12] augmente l'affinité,le BCR de ce mutant capture plus d'antigènes (dont la concentration [13] diminue ). Donc plus l'affinité est bonne, plus la capture des antigènes est facile au détriment des mutants dont l'affinité est diminuée voire annulée.
Il faut donc associer à la prolifération ces hyper mutations qui sont des mutations 100 fois plus fréquentes que la normale. Attention : elles sont localisées aux gènes des parties variables.
De plus, pendant la prolifération clonale il y a commutation de classe ou switch qui est une recombinaison de gènes qui codent la partie constante de la chaîne lourde (autre classe d'immunoglobuline).
L'antigène est natif et soluble. Mais il existe des cellules qui transportent l’antigène jusqu'aux organes lymphoïdes périphériques (macrophages...) et d'autres qui concentrent l'antigène au niveau des organes lymphoïdes périphériques (les cellules folliculaires dendritiques) qui possèdent un récepteur spécifique au fragment Fc du lymphocyte B. La concentration forte d'antigène favorise l'action des lymphocytes B. De plus il y a une coopération cellulaire obligatoire avec le lymphocyte T auxiliaire (T CD4).
La quasi-totalité des antigènes est thymo dépendante. Il existe quelques antigènes thymo indépendants :
Les lymphocytes Taux sont importants car ils produisent des interleukines qui stimulent :
Le lymphocyte B reconnaît l’antigène par la molécule de classe II. Il y a interaction entre CD 40 du lymphocyte B et CD 40 L (ligands) du LT4aux. Ceci nécessite un contact entre les deux cellules. C'est indispensable à la commutation de classe. Il existe par exemple des déficits immunitaires atteignant CD 40 où le sujet ne produit que des IgM.
La recombinaison somatique [14] des segments de gènes variables pour que le locus soit exprimé a lieu lors de la jonction de 3 éléments de gène pour en exprimer qu'un seul.
Ceci entraîne une grande diversité (concernant les parties variables des chaînes lourdes et légères ), qui est à la fois combinatoire, jonctionnelle, etc...pour les parties variables exprimées.
Lors de la transcription est produit un ARNm immature : le transcrit primaire [15]. Puis l'epissage conduit au transcrit secondaire [16].
Par exemple :
chaîne lourde type IgM et domaine transmembranaire qui dépend de la partie terminale (là où il y a la queue polyA).
Les lymphocytes quand ils sortent de la moelle expriment IgM et IgD qui portent la même partie variable (epissage alternatif) mais des parties constates différentes.
Quand il y a commutation de classe, il se produit une délétion entre 2 signaux de switch au niveau de l'ADN.
Dans cet exemple ne peut plus exprimer qu'IgGS, mais plus IgM ou IgD (car a coupé).
II est possible de faire une autre commutation de classe vers les gènes suivants. On peut switcher en aval (mais pas revenir).